La Maison du Parquet - Show Room

L'isolation phonique

Le bruit perçu par l'usager d'un logement a plusieurs origines : les bruits venus de l'extérieur, les bruits aériens et les bruits d'impacts issus des logements voisins. Ce sont ces derniers qui intéressent le parquet, matériau éminemment sonore.

La Nouvelle Réglementation Acoustique (N.R.A.) limite le bruit perçu dans les pièces principales d'un logement neuf à 58 décibels, exprimé en dB, c'est l'indice L'nT,w, qui tient compte des transmissions latérales. Plus cet indice est petit, meilleur est la performance acoustique du bâtiment, (et pas seulement celle du revêtement de sol). L'nT,w,, est mesuré in situ, locaux achevés.

Pour respecter ce niveau sonore, chaque composant du bâtiment apporte sa contribution, en particulier les revêtements de sols et plus précisément les parquets et leur sous-couche (ou leur support lorsqu'il existe une chape flottante).

Les essais de performance acoustique des parquets sont réalisés en laboratoire, à partir d'une dalle béton normalisée de 140 mm d'épaisseur. L'indice d'efficacité du parquet et de sa sous-couche, est exprimé en ∆Lw.

C'est la différence entre le niveau sonore perçu dans le local situé sous la dalle nue recevant les percutions d'une machine à chocs, et le niveau sonore, dans ce même local, de la dalle recouverte du parquet et de sa sous-couche.

Pour satisfaire à la N.R.A., le ∆Lw doit être au minimum de 17 dB. Plus le ∆Lw est grand, meilleure est la performance. Noter qu'on admet, d'une façon empirique, que 2 cm de dalle béton supplémentaires font gagner environ 1 dB.

Une dalle béton recouverte d'une chape isophonique peut permettre la pose directe d'un parquet collé, sans isolant. Le caractère isolant d'un parquet dépend de son mode de pose, et de la nature des isolants choisis.

Les parquets cloués

Ils doivent toujours être cloués sur lambourdes ou faux-planchers flottants, sur semelle isolante. Le caractère discontinu des lambourdes aide à une meilleure isolation.

La présence de sable apporte une masse supplémentaire qui est bénéfique. En fonction des types d'isolants utilisés, le ∆Lw des parquets massifs cloués varie de 19 à 25 dB(A).

Les parquets flottants

Ces parquets sans sous-couche approchent un ∆Lw de 17 dB. De nombreuses sous-couches isolantes permettent d'atteindre 18 à 21 dB. Un parquet flottant, posé directement sur tapis aiguilleté existant, satisfait à la réglementation.

Les parquets collés

Les plupart des isolants existants actuellement sur le marché type liège ne permettent pas de dépasser les 17 dB, seuls les isolants de type Acouflex , Sikalayer permettent de les atteindre. On aura intérêt à privilégier la présence d'une chape isophonique. Rappelons que la réglementation acoustique n'intéresse que les logements neufs.

Cas de logements anciens

De très nombreux logements anciens sont, à l'initiative de leurs habitants, équipés de parquets. Cette initiative ne peut être prise sans un certain nombre de précautions : une autorisation doit être impérativement demandée par écrit au Syndic, à défaut au Syndicat de copropriétaires, ou à l'architecte de l'immeuble.

Cet accord est subordonné au niveau sonore engendré par le parquet, posé à la place ou au-dessus du revêtement existant.

En effet, à la suite de nombreuses plaintes, la jurisprudence établi le principe suivant lequel le remplacement d'un revêtement de sol par un autre revêtement ne doit pas entraîner pour les voisins, une détérioration de l'isolation aux bruits d'impact.

Si le logement est pourvu d'une chape isophonique, l'autorisation sera donnée sans problème.

Si un revêtement textile, posé directement sur la dalle béton, doit être remplacé par un parquet, il sera nécessaire de fournir les documents techniques précisant le mode de pose du parquet, ainsi que les performances acoustique du complexe, isolant plus parquet.

Que le parquet soit réalisé en logement neuf ou ancien, un joint périphérique doit être prévu, afin d'éviter toute transmission des bruits d'impacts par les parois verticales.

Tout ce qui précède n'est valable que si le support est constitué par une dalle béton. L'efficacité des systèmes énoncés plus haut n'est plus la même sur planchers, anciens ou non, à base de bois, de plâtre ou de hourdis creux ; il manque à tous les planchers le bénéfice de la masse, propres aux dalles béton, chapes ciment ou formes en sables.