La Maison du Parquet - Show Room

Les sols chauffants

Les différents types de sols chauffants

1. Les années 70 ont vu naître le chauffage par le sol et par le plafond. Des tubes métalliques noyés dans le plancher béton reçoivent une circulation d'eau chaude, assurant un chauffage souvent hétérogène (excessif, il entraîne parfois des œdèmes du pied ; insuffisant, il devient inconfortable). Un arrêté du 23 juin 1978 limite la température du sol à 28°C.

2. Les sols chauffants électriques par accumulation : la dalle béton, sans isolation, emmagasine la nuit, la chaleur de nappes de résistance électriques, qu'elle restitue le jour, par le sol et le plafond. Ce chauffage est plus doux puisqu'il n'assure qu'une température de base de 14°C, le complément de chaleur étant fourni par des convecteurs électriques.

Ces deux premiers modes de chauffage ont été aujourd'hui abandonnés (ils posaient entre autres problèmes, celui du vol de calories d'un appartement à un autre puisque les planchers ne comportaient pas d'isolation thermique).

3. Sols chauffants à eau chaude par serpentins rapprochés. L'eau circule à une température de 50° C maximum dans les tuyaux disposés sur un matelas isolant. La température superficielle du sol ne doit pas dépasser 28° C.

4. Plancher rayonnant électrique (P.R.E.). Promu par E.D.F., ce système de chauffage par rayonnement, est produit par l'énergie électrique, à raison de 100 w/m². Noter que ce mode de chauffage nécessite qu'un vide d'au moins 3 cm soit ménagé entre le sol et tout élément mobilier. Un matelas posé directement sur le sol peut atteindre, à une profondeur de 8 cm, une température de 80° C.

Quelle que soit la nature du chauffage par le sol, la pose d'un parquet est délicate et demande un certain nombre de précautions, liées à la présence du bois, matériau " vivant ", en contact avec la source de chaleur.

La résistance thermique

La transmission de la chaleur produite par le sol ne doit pas être entravée par la présence d'un matériau réagissant comme un isolant thermique.

1. Il est admis que la résistance thermique du parquet ne doit pas dépasser 0,15 m² K/W, soit un parquet de 15 mm d'épaisseur maximum. Plus le parquet est mince, meilleure sera la transmission de chaleur.

2. La présence d'un parquet collé favorise le contact direct avec la source de chaleur, et améliore donc son rendement.

3. La conductivité thermique d'un bois dense est meilleure que celle d'un bois léger. Un parquet en chêne ou autre essence dure est donc préférable à un parquet en sapin ou en pin.

Le choix des parquets

Nous l'avons vu, il est préférable de privilégier la pose d'un parquet collé, dont la liaison avec la chape ciment favorise la transmission de la chaleur, et lui assure une bonne stabilité. Les lames de grandes largeurs, plus sensibles aux effets des variations hygrométriques sont à employer avec circonspection.

Il est cependant possible d'utiliser certains parquets contrecollés, après accord du fabricant qui aura pris connaissance du système de chauffage en place.

Les parquets massifs à clouer sont évidemment exclus, sauf accord du thermicien, qui aura pris en compte la résistance thermique du complexe, et corrigé en conséquence.

Les précautions à prendre

Sols chauffants récents

La sensibilité du parquet aux reprises d'humidité est d'autant plus importante que la présence d'un système de chauffage par le sol, crée un dégagement rapide et abondant de vapeur d'eau, issus de l'eau résiduelle de construction contenue dans la chape et le béton.

Après la période habituelle de séchage naturel des supports, (3 % d'humidité résiduelle) une mise en chauffe du sol devra être effectuée pendant le temps nécessaire à son séchage parfait, l'humidité résiduelle ne devant pas dépasser 1 % de la masse sèche. La durée du préchauffage est généralement de 3 à 4 semaines.

Rappelons que la mesure d'humidité doit être réalisée par sondages, à l'intérieur de la chape, à l'aide d'un appareil fiable. Eviter l'utilisation des hygromètres à contact superficiel, à inductance, ils donnent une fausse indication lorsqu'il y a présence d'une masse métallique, même minime !

La pose du parquet s'effectue sur chape froide, chauffage arrêté depuis 48 heures. Le collage est réalisé avec un produit conseillé par le fabricant de parquet. Nous conseillons quant à nous, l'utilisation de colles polyuréthane monocomposant, ou hybride étendue à la spatule.

Une semaine environ après la pose, collage bien pris, le chauffage pourra être remis lentement en fonctionnement. Une mise en route trop brutale pourrait provoquer un choc thermique dommageable.

Sols chauffants anciens

Le support est sec, il est donc inutile de tester son humidité résiduelle. Tout ce qui a été écrit précédemment reste valable. Il faudra cependant préciser lors de l'achat du parquet à quel type de sol chauffant il est destiné, surtout s'il est ancien, puisqu'il comporte des risques de surchauffe.

Si tel est le cas le parquet le mieux adapté pourrait être du parquet mosaïque en chêne : son épaisseur est faible, 8 mm, les lamelles sont de petites dimensions, 24 x 120 mm, et l'essence est suffisamment dense pour favoriser le passage de la chaleur (résistance thermique du parquet : 0,08).

Planchers chaufants-rafraîchissants (PCR)

Seuls les parquets collés sont autorisés sur ces types de sols, des risques de condensation pouvant apparaître dans certaines conditions climatiques.

La résistance thermique du revêtement ne devant pas dépasser 0,09 m² K/W. Le choix du parquet doit se limiter soit au parquet mosaïque de 8 mm qui semble, pour les mêmes raisons décrites précédemment, le mieux adapté, ou à certains parquets contrecollés posés sous conditions particulières imposées par le fabricant.

Les parquets en bois de bout sont exclus quelque soit la nature du chauffage par le sol, à plus forte raison s'il est rafraîchissant.